Le camping est-il toujours résilient ?

Les débats houleux portant sur la maison individuelle ont opposé le gouvernement à certains syndicats professionnels. Cette divergence tend à résumer le fait que l’étalement urbain se limite à cette unique forme d’habitat. Elle a surtout masqué les autres causes de disparition des terres agricoles, notamment la création d’infrastructures ou de zones d’activités dédiées aux loisirs ou aux transports. Dans le domaine des loisirs, l’exemple des campings est particulièrement intéressant.

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En effet, la France, avec ses 8000 campings, arrive sur la deuxième marche du podium du parc mondial, derrière les Etats-Unis. L’inclusion de ces surfaces de loisirs dans les plans d’aménagement est donc un enjeu crucial. Le principal frein rencontré se situe au niveau de la grande disparité existant entre les différents types de camping retenus par le législateur. Effectivement, entre le complexe résidentiel de loisirs et le petit camping de 5 emplacements, les problématiques rencontrées diffèrent totalement. Les logiques d’aménagement sont disparates et, d’ailleurs, souvent soumises à l’appréciation des différents PLU.

Evolution du camping

Le marché des campings étant actuellement en pleine mutation et privilégiant la montée en gamme, de nombreuses aires de camping doivent, aujourd’hui, adapter leur offre. Cela se traduit, en général, par le fait de mettre en place des infrastructures comportant des risques pour les sols qui les accueillent. On voit, tous les ans, des périodes d’inondation qui génèrent l’évacuation de campings, mettant en évidence leur indispensable relocalisation. Si on pouvait les qualifier de résilientes à leurs débuts, ces aires de loisirs ne le sont plus aujourd’hui en raison du plus grand nombre de mobil-homes et de structures dites en « dur ». Récupérer des terrains pour héberger ce type de constructions permettrait de concurrencer d’autres sortes d’aménagements. C’est pour cette raison que, dans certaines zones artisanales ou commerciales, des campings, correspondant aux nouveaux désirs de la clientèle, font leur apparition.

Camping et étalement urbain : même lutte

Le développement durable des campings, à l’instar des constructions traditionnelles, passe par la case rénovation ou par une réflexion quant à leur usage. Pour contenir l’étalement urbain, des terrains vacants doivent être affectés en campings. Malgré son évolution, le terrain de camping est toujours une surface facilement adaptable à un environnement donné. Il faut savoir que durant la cession d’un camping mis en vente, la municipalité concernée doit être sûre que le projet du repreneur est en adéquation avec les spécificités du terrain. Cela peut paraître évident, pourtant ce n’est pas toujours le cas, d’autant plus que ces transactions ont fréquemment lieu entre parties privées.